Et la nuit est la nuit (vidéo), extrait, 2023.
Et la nuit est la nuit est une nouvelle que j’ai écrite, dans laquelle la protagoniste, Lia, se transforme progressivement en la « pluie de feu » qui l’entoure. Le pronom « elle », qui la désigne d’abord, glisse peu à peu pour évoquer successivement la nuit, la tempête, puis la météorite elle-même.
Cette nouvelle trouve son origine dans une relecture du mythe de Sodome et Gomorrhe, lors d’un séjour à Bangkok, sous la pluie diluvienne de la mousson.

De ce texte est née une première forme : une vidéo. Je l’ai conçue comme une interprétation visuelle, où la « pluie de feu » (incarnée par un plan de lumières urbaines défilant sous la pluie) se reflète dans le film lacrymal de deux yeux féminins. Ces lumières mouvantes semblent alors s’imprimer dans le regard, comme si elles finissaient par pénétrer les pupilles de l'actrice.

Dans le contexte d’une exposition, la vidéo est présentée sur smartphone, à l’échelle d’un visage et à hauteur de regard.

Dans un second temps, j’ai édité la nouvelle sous une forme plastique : le texte a été gravé au laser sur des captures d’images issues de la vidéo des lumières de Bangkok. La gravure laser est pour moi une lumière contrôlée, artificielle, en contraste avec la pluie et la lumière captées initialement.
Et la nuit est la nuit (vidéo), 1'10 looped, 2023

Et la nuit est la nuit (édition)
édition de 56 pages, tirée à 7 exemplaire,
20x23,5cm